Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 07:18

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L'Homme est de glaise et de souffle*, esprit et chair ; il est homme et Dieu : ceci est la vie. Femme, il est cet homme mais tiré de son sommeil comme un rêve ; car la vie est un sommeil. L’os est symbole de la mort corporelle : il deviendra poussière. La vie a désormais une sœur d’ombre. L’éveil de la conscience de l’homme passera par le dévoilement de son rêve, sa propre mise à nu – l’entrée dans la conscience de sa propre mort. Mais l’os est aussi ce squelette qui le fait tenir debout : par sa féminité, par sa traversée des ombres et de la mort, il se redresse, il devient plus humain, ce « néant capable de Dieu ».

L’homme et la femme sont donc deux aspects de l’être humain, d’un même et unique être. La mort est déjà présente en l’état adamique d’avant la Chute** ; mais elle est bienheureuse d’être sœur de la vie – et pour ainsi dire sa mère ; car par elle la vie inconsciente, béate, la vie en sommeil accède à la conscience d’elle-même, au plérôme de la vie.

* Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie
** Mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement

Par chris - Publié dans : Intersexuation - Communauté : Intersexuation
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 07:02
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La peau nue de l’homme d’après la Faute, cette nudité plus que nue de l’Adam dépouillé de la grâce, annonce déjà les tunicae pelliceae. L’homme qui entre dans l’histoire humaine et qui prend conscience de sa pauvreté fondamentale, est déjà marqué dans sa chair, à la fleur de sa peau, par le péché dont la tunique de peau est le symbole qui couvrira un jour la nudité de Jean le Baptiste.

Notre peau, notre peau nue, est dès lors déjà symbole de l’homme déchu. Mais c’est nu aussi que l’homme revêtu du péché entre dans l’eau du baptème pour être lavé de sa souillure originelle : le baptème le vêt à nouveau de son vêtement de lumière, il fait peau neuve de « l’homme nu » disgrâcié par la Faute. La blancheur de la tunique de lin en est l'image. Elle épanouit la fleur de peau rendue à sa beauté, à sa liberté et à son innocence.

Par chris - Publié dans : Christianisme - Communauté : Vivre en chrétien
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 05:31

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à François le Pélerin


Avant que nous ne soyons, le monde fut ; don premier, aurore de beauté et de lumière qui lave nos yeux des ombres de la nuit. Mais l’éveil de l’homme, son éveil véritable, se fait à la clarté d’une autre lumière, obscure et invisible, qui donne à la lumière d’éclairer son regard. Dieu se donne dans la beauté du monde et s’y donne tout entier, et cependant elle n’est pas Lui. Car avant tout autre don, Dieu le Verbe est le Don de lui-même. Il est cette Lumière qui vint avant la lumière et cependant est hors du temps ; Il est ce Don qui tout premier se donne dans la clarté de l’instant, qui est l’Eclot de l’éclosion et qui à profusion et dans sa plénitude est dans le vacillement de l’instant et son évanouissement dans Son propre néant.

Frère, regarde la lumière du monde comme si tu étais aveugle. Traverse la mer de ce monde en fixant de tout ton regard empli de ténèbre cette Lumière qui ne se voit pas, cette Parole qui ne s’entend pas. Là est la Vie et « la vie était la lumière des hommes ».

Par chris - Publié dans : Christianisme - Communauté : Vivre en chrétien
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 10:46

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Cakia-Mouni, de longues années, resta au désert, immobile et les yeux au ciel. Les dieux eux-mêmes enviaient cette sagesse et ce destin de pierre. Dans ses mains tendues et raidies, les hirondelles avaient fait leur nid. Mais un jour elles s’envolèrent pour ne plus revenir. Et celui qui avait tué en lui désir et volonté, gloire et douleur, se mit à pleurer. Les fleurs naissent ainsi des pierres.

Albert Camus, Carnets.

Par chris - Publié dans : Florilège - Communauté : Vivre en chrétien
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 04:53

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Dans un geste préfigurant sa Passion, le Christ se retire pour prier sur la montagne après avoir nourri puis dispersé la foule et obligé « ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive » (Mc 6, 45). Alors, « voyant qu’ils se débattaient avec les rames, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer ». L’église est dans la tempête, elle est prise, comme « bloquée » dans la perversion majeure de l’amour qui n’aime pas, de la parole d’évangile qui ne parle plus aux hommes… (« Leur cœur était aveuglé. ») Mais cependant, cette parole devenue inaudible, si précisément elle semble ne plus rien dire de l’inouï, elle le révèle ; elle « montre » Dieu par la béance de son retrait – dans l’absence et le silence.

« Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! »… Ceux « qui ont des oreilles pour entendre » alors recevront tout au fond de leur cœur cette parole de paix ; ils la reconnaîtront comme étant le Verbe.

Par chris - Publié dans : Evangile - Communauté : Vivre en chrétien
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Vous trouverez en liens les références des ouvrages publiés. En particulier, deux témoignages concernent la dépression, "Une souffrance qui en cache une autre, Propos sur la dépression" et "Résurrection, Face à la dépression".

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