Jeudi 25 février 2010
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"Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui
frappe, la porte s'ouvrira. Lequel d'entre vous donnerait une pierre à son fils qui lui demande du pain ? ou un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc, vous qui êtes mauvais, vous
savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Donc, tout ce que vous voudriez que les autres
fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes."
Car c'est cela, demander et chercher; c'est cela, frapper; ce n'est pas des mots seulement, c'est faire aux autres tout ce que nous voudrions qu'ils fassent pour nous; et c'est ne pas leur faire
ce que nous ne voudrions pas qu'ils nous fassent.
Par chris
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Lundi 22 février 2010
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07:16
D’après saint Ambroise, le nom de Jésus « était contenu dans Israël comme un parfum dans un vase clos ». Quand la pécheresse brise le vase et en répand l’huile parfumée sur le corps de
Jésus, c’est du Nom de Christ qu’elle l’oint ; son cœur lui-même se brise, son corps secoué de larmes est ce vase dont elle répand le parfum d’amour sur les pieds du Sauveur.
Par chris
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Mercredi 20 janvier 2010
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05:42
"... les aveugles de naissance qu'il a rendus à la lumière par une parole." Méliton de Sardes, qui prononce ces paroles, n'écrit pas que le Christ a rendu la lumière à leurs yeux, mais "les
aveugles à la lumière". D'abord, il rend les yeux au corps, il réintègre le regard à la personne toute entière, à son unité essentielle. Puis il rend l'aveugle à la lumière et à la beauté du
monde. Car ce n'est point le regard qui donne la lumière, c'est lui qui la reçoit. Le don premier de la lumière, ce n'est point l'homme qui le réalise, c'est l'homme qui, ouvrant ses yeux,
étendant ses mains, l'accueille, le prend en lui et le rend à la vie. Ici, sur cette peinture de Rouault, nous voyons un aveugle qui guide son compagnon; car il arrive qu'il soit donné à
l'aveugle d'être le guide du voyant. Comment peut-il être le guide, par quel prodige lui est-il donné de rendre lui-même le voyant à la lumière et à la beauté du monde? N'est-ce point parce
qu'il porte la parole; n'est-ce point parce qu'il est cette parole qui illumine. S'il arrive à l'aveugle d'être le guide et le voyant, c'est parce qu'il porte dans son regard une lumière
plus essentielle - dans son coeur une parole qui est cette lumière qui éclaire la lumière. A nous voyants, il est donné d'admirer la beauté du monde; mais au monde, il est donné de contempler une
autre beauté; il est donné de s'émerveiller d'une autre lumière, de cette lumière qui est dans le coeur de l'homme et qui éclaire la lumière du monde. Que ceci nous enseigne l'humilité: le monde
et tout ce qu'il contient n'a point d'admiration pour l'homme; mais il admire en lui un verbe qui l'illumine; mais il attend, mais il espère de lui la parole éclairante. Silouane ne
disait-il pas que cette "lumière qui éclaire la lumière", c'est l'humilité?
Par chris
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Samedi 16 janvier 2010
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04:11
L’histoire de Marie de Magdala et de Jésus, leur histoire d’amour (car même de maître à disciple, il y a lien d'amour), me paraît occuper dans les évangiles la place du Cantique des cantiques dans l’Ancien Testament. C’est celle, très ancienne, des relations passionnées qui existent entre Eros et Agapè, entre l’amour érotique et l’amour de tendresse, entre l’amour humain et l’amour divin.
Marie-Madeleine, c’est Eros qui vient mettre son grain de sel dans un trop pur amour, dans ce qui pourrait sembler amour désincarné, ou condamnation du désir et de l’intime. En sa personne se
joue l’antique tragédie du conflit entre la chair et l’esprit, et sa délivrance dans la pure beauté du silence et de la nudité.
Que le Christ et Marie-Madeleine ne se soient aimés que sur le plan de l’âme, comme maître et disciple, ou qu’ils se soient connus comme
amants, nous ne le saurons jamais – et j’aime qu’il en soit ainsi. Les évangiles tant canoniques qu’apocryphes se taisent sur l’essentiel amour, celui qui unit deux êtres dans le secret. Même
l’évangile de Philippe, qui semble soulever un coin du voile, peut être interprété diversement.
Par chris
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Jeudi 7 janvier 2010
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04:53

Dans un geste préfigurant sa Passion, le Christ se retire pour prier sur la montagne après avoir nourri puis dispersé la foule et obligé « ses
disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive » (Mc 6, 45). Alors, « voyant qu’ils se débattaient avec les rames, car
le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer ». L’église est dans la tempête, elle est prise, comme « bloquée » dans la
perversion majeure de l’amour qui n’aime pas, de la parole d’évangile qui ne parle plus aux hommes… (« Leur cœur était aveuglé. ») Mais
cependant, cette parole devenue inaudible, si précisément elle semble ne plus rien dire de l’inouï, elle le révèle ; elle « montre »
Dieu par la béance de son retrait – dans l’absence et le silence.
« Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! »…
Ceux « qui ont des oreilles pour entendre » alors recevront tout au fond de leur cœur cette parole de paix ; ils la reconnaîtront comme étant le Verbe.
Par chris
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